Un océan, deux mers, trois continents de Wilfried N’Sondé

Un océan, deux mers, trois continents (2018) de Wilfried N’Sondé, Prix Ahmadou-Kourouma 2018, Mention spéciale du Grand prix du roman métis, Mention spéciale du Prix du roman métis des lecteurs de la ville de Saint-Denis 2018, Prix de l’Algue d’Or 2019, Saint-Briac-sur-Mer…

Le résumé de l’éditeur: Il s’appelle Nsaku Ne Vunda, il est né vers 1583 sur les rives du fleuve Kongo. Orphelin élevé dans le respect des traditions, éduqué par les missionnaires, baptisé Dom Antonio Manuel le jour de son ordination, le voici, au tout début du XVIIe siècle, chargé par le roi des Bakongos de devenir son ambassadeur auprès du pape. En faisant ses adieux à son Kongo natal, le jeune prêtre ignore que le long voyage censé le mener à Rome passe par le Nouveau Monde, et que le bateau sur lequel il s’apprête à embarquer est chargé d’esclaves…

Une belle couverture, un titre intéressant et attractif, un éditeur qui inspire confiance, voilà, je me lance sans connaitre l’histoire d’Un océan, deux mers, trois continents de Wilfried N’Sondé.

J’aime bien les romans qui me propose un voyage en des lieux, des époques ignorés de moi et celle-ci en fait partie. Si le dépaysement m’est plaisant, le guide/narrateur, lui, pourtant extrêmement sympathique, bienveillant ne m’a pas séduit et je ne cache pas que c’est sa position d’homme de dieu et son corollaire, ses idées quelques peu naïves me sont ennuyeuses. Les bondieuseries me laissent de marbre. Un océan, deux mers, trois continents n’est que ça face à l’horreur de la traite négrière.

Wilfried N’Sondé nous plonge dans les horreurs d’un transport d’esclaves. Tout y est du pire de la nature humaine. Du déjà lu.

Ce qui m’a aussi gêné dans Un océan, deux mers, trois continents est la passivité du narrateur, toujours à décrire ce qu’il se passe, dans l’impossibilité d’agir, obligé de subir, sans aucune prise sur les évènements. Du coup, ma lecture fût d’une passivité lénifiante. Difficile pour Wilfried N’Sondé de faire autrement étant donné qu’il se sert d’une histoire vraie comme base à ce roman. Une histoire que je ne connaissais pas et qui, pour le moins, est d’une cruelle ironie.


Livrepoche.fr, un livre, une poche…

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