Nightmare Alley de William Lindsay Gresham

Nightmare Alley / Le Charlatan (1946) de William Lindsay Gresham, traduit par Denise Nast…

Le résumé de l’éditeur: Stan Carlisle, employé dans une tournée foraine, médite en assistant au numéro d’un geek, affreux poivrot qui décapite les poulets d’un coup de dents. Jamais il ne descendra aussi bas, jamais ! Jeune et séduisant, Stan nourrit de grandes ambitions et n’a aucun scrupule. Sa rencontre avec Lilith, psy blonde, implacable et glaciale, marque le tournant de sa carrière. L’heure est venue de berner les riches en convoquant leurs chers disparus dans des demeures cossues. Mais le Dr Lilith a percé à jour les nombreuses failles de Stan le Magnifique…
Nourri de psychanalyse et inspiré par le tarot. Nightmare Alley est un roman cruel et hallucinant, devenu culte dès sa parution à la fin des années 1940.

Ne vous y trompez pas, Nightmare Alley, n’est pas un texte tout nouveau. Il est sorti en France en 1948 sous le titre Le Charlatan. C’est le premier de son auteur William Lindsay Gresham, mort en 1967 en laissant quelques titres inconnus. C’est le seul à être traduit.

Et tout a bien commencé car l’auteur nous plonge au coeur des forains, à l’époque des freaks, des femmes à barbe et autres joyeusetés. On y voit leur lien où la promiscuité et les galères créent des liens uniques parmi des gens très divers. On voit leur magouilles, leurs difficultés. On y voit le personnage principal, Stan qui sera le fil conducteur.

Là, Nightmare Alley, m’a un peu perdu car il me manquait de quoi mieux cerner le personnage principal. Ambitieux, c’est certain mais veut-il de argent, du pouvoir ? Veut-il se venger de quelques injustices sociales ? Ce n’est pas bien clair. Pour autant, son talent à lire les gens lui permet d’approcher de près, son objectif au risque de perdre son humanité. À ce stade de la lecture, j’avais perdu l’intérêt premier. William Lindsay Gresham déjoue au fur et à mesure les hypothèses que je ne peux m’empêcher d’échafauder sur l’avenir des personnages. Il n’était pas impossible que Nightmare Alley soit un roman à clefs. L’auteur m’a donc baladé et j’étais content de voir venir les dernières pages et terminer ce roman que je n’avais pas compris. Il a fallu attendre le dernier mot, celui avant le point final, pour me montrer que j’ai diablement vie été mené en bateau. Ce dernier mot a rattrapé mon avis déclinant pour ce roman et sauve cette lecture qui sera plus marquante que je ne le croyais. J’ai envie de dire, bravo Monsieur William Lindsay Gresham.


Livrepoche.fr, un livre, une poche…

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