MEURTRE EN LA MAJEUR DE MORLEY TORGOV

Meurtre en la majeur (2008) de Morley Torgov…

Le résumé de l’éditeur de poche, iciDans l’Allemagne du XIXe siècle, les compositeurs étaient ce que sont les rock stars aujourd’hui : célèbres, courtisés, jalousés, entourés d’admirateurs et d’ennemis. Alors, quand un des nombreux parasites qui constituent l’entourage de Robert et Clara Schumann est assassiné dans d’étranges circonstances, l’inspecteur Hermann Preiss de Düsseldorf tente de résoudre le mystère, ainsi que l’énigme d’un la qui s’obstine à sonner faux sur le piano de M. Schumann ou à lui bourdonner aux oreilles tel le plus terrible des acouphènes. Sur ce la, les avis des témoins sont partagés : Liszt, Brahms, Helena, la belle violoncelliste amie de Preiss, Hupfer, l’accordeur des plus grands, chacun a quelque chose à en dire. Concernant le meurtre, curieusement, il y a moins de commentaires, mais beaucoup de suspects.
Avec un humour subtil, Morley Torgov promène finement son lecteur dans les cercles musicaux et les soirées de Düsseldorf, entre dames élégantes et jeunes arrivistes, dans un décor historique et contextuel reconstitué avec soin. Car ici, tout est authentique – sauf le crime, bien entendu, et peut-être ce la qui détonne.

Étrange roman que Meurtre en la majeur de Morley Torgov. Étrange, car il émane de ce livre une ambiance particulière, pas dénué de charme! Historique et pourtant moderne dans le ton, pas tout a fait un policier, biographique aussi et documenté, musical, ce roman nous plonge dans un univers raffiné et élégant.

Si je parle du ton, c’est ce qui me reste après la lecture. Un style fluide et évident, agréable et précis au service d’une histoire originale par ses personnage principaux et non par son intrigue. La lecture fût sympathique en ce qui me concerne. Une culture musicale classique doit être un plus pour saisir toutes les subtilités des personnages qui sillonnent Meurtre en la majeur. Et ce n’est pas mon cas!

Morley Torgov n’est pas un auteur que je connaissais avant le lecture de ce roman et comme ce n’est pas un auteur ayant beaucoup écris (3 romans traduits à son actif si je ne me trompe pas) il y a peu de chance que le hasard me refasse tomber su lui! Cependant, ce n’est pas une lecture que je déconseillerais d’autant qu’il possible de retrouver le personnage principal dans une autre enquête, toujours dans le milieu musical avec Le maitre chanteur de Minsk.

Comme vous l’aurez compris, ce ne sera pas un dithyrambe pour Morley Torgov mais si Meurtre en la majeur vous passait entre les mains, nul doute que vous prendrez pas mal de plaisir à le lire.


Livrepoche.fr, un livre, une poche…

4 Comments
  1. La quatrième de couverture en elle-même est attirante : le contexte, l’intrigue, l’aspect humoristique… Bref, tout ça quoi. Comme tu le dis, rien qu’avec ça, je me suis demandé s’il ne dégageait pas de ce récit une ambiance spécifique. Ca me donne bien envie de le lire.

    • Oui, l’ambiance est assez particulière! Pour l’humour, c’est pas flagrant! Le roman n’est pas « grave » mais n’est pas « drôle » non plus!

  2. Et bien vois tu, tu réussis à m’intriguer avec ton avis sur cet auteur que je ne connaissais pas du tout avant de te lire. Donc s’il venait à croiser ma route (en quittant les sommets), je ne lui dirais pas non.

    Merci!

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