Ilium de Dan Simmons

Ilium (2003) de Dan Simmons, traduction de Jean-Daniel Brèque, Prix Locus 2004

Le résumé de l’éditeur de poche, ici: Les dieux de l’Olympe vivent sur Mars et se déplacent librement dans le temps et l’espace grâce à leurs pouvoirs quantiques. Leur plus grand plaisir, c’est la guerre de Troie. Pour y mettre un peu plus de piment, ils envoient des érudits terriens modifier les événements à leur gré, en gardant toutefois le récit d’Homère comme référence. Mais en orbite autour de Mars, de petits observateurs surveillent les jeux divins…

Avec cette œuvre, Dan Simmons redéfinit les canons de la SF au XXIe siècle.

Peter F. Hamilton

Il y a tant d’idées dans Ilium qu’elles pourraient servir à une génération d’écrivains.

Philippe Curval – Le Magazine littéraire

Cet auteur est fou. Où génial. Les deux peut-être? Se lancer dans un roman tel qu’Ilium me laisse penser que Dan Simmons est vraiment un auteur qui mérite le détour. Ce roman est assez unique dans son genre, métallo en un sens, mais tellement riche, tellement créatif.

Il y a le résumé qui en dit une partie mais Ilium est plus que ça. Vrai oeuvre SF grandiose, Dan Simmons écrit sans retenue. Avec Ilium (et Olympos probablement), il développe un univers totalement fou, et érudit. Il faut le dire, qui oserez se servir de l’Oeuvre d’Homère (L’Iliade) et la retourner, la triturer, en extirper si intelligemment la substance pour développer son propre récit.

Mais il y a aussi une oeuvre SF finement réfléchie qui explore un futur en posant quelques réflexions toujours intéressantes à envisager du point de vue actuel. Quand au point de vue du roman, on se demande comment Dan Simmons à articuler les différents plans et comment il les crédibilise à tous points de vue. Je n’ai pas totalement la réponse à cette question mais Olympos devrait y remédier.

En tout cas, Ilium est déjà une fresque monumentale et quelque chose me dit que la suite va assoir cet avis.

Certes, un petit background avec Homère facilite la digestion de cette oeuvre. Pas d’inquiétude cependant, Dan Simmons s’avère très didactique et explicite. Il est un auteur populaire ayant le souci de son lecteur sans pour autant le prendre pour un idiot.

À suivre rapidement avec Olympos.


Livrepoche.fr, un livre, une poche…

17 comments to “Ilium de Dan Simmons”
  1. J’ai Ilium et Olympos en PAL depuis belle lurette.
    Préférant Simmons sur son versant fantastique et qui plus est face aux deux épais volumes qui constituent le diptyque (il doit falloir du temps pour en venir à bout), j’ai toujours été sur le recul face à eux.
    Mais, bizarre sensation, le pressentiment de tenir du bon a toujours été là, pregnants et tentateurs, et me les a fait garder pas très loin de l’apex de la pile.

    • C’est clair qu’il faut un certain courage/insouciance pour se lancer délibérément dans 1800 pages d’une histoire.
      Pour l’histoire, je n’en suis qu’u début mais c’est assez dément. Il y a les Dieux de l’Olympe sur Mars, l’Iliade dans le texte, du Proust aussi et de la Science-Fiction, des dinosaures. On pourrait dire que c’est WTF et je me demande bien comment Simmons va lier tout ça…

  2. Bonjour 🙂

    Je viens de lire ton commentaire concernant ce livre et forcément, plusieurs facteurs attirent grandement ma curiosité. Le nombre de pages déjà mais aussi le fait qu’on peut croiser des dinosaures dans certains chapitres. Je vais glisser ce bouquin dans ma wish-list et garder l’oeil ouvert en cas si je parviens à me le trouver.

    • Si ton attrait pour ce livre n’est due qu’aux dinosaures, tu risques d’être déçu, ils ne sont qu’anecdotiques (mais pas utilisé gratuitement) et participent de la logique de l’univers développé par Simmons.

  3. Cà me fait penser qu’il existe un triptyque SF (au minimum et plutôt une uchronie) qui utilise aussi les Dieux de l’Olympe en background. Je ne l’ai pas lu. C’est « Soldat des brumes + Soldat d’Areté 1&2 de Gene Wolfe en Présence du Futur 460,528 & 529.Chez Denoël (je ne sais pas si çà a été réédité)

    • Je suis allé voir et qu’il en était et ça à l’air pas mal. Je ne connaissais pas du tout et j’ai pas l’impression que ses titres ai eu de rééditions alors que d’autres de l’auteur oui.
      PS, je suis toujours admiratif de tes connaissances concernant les diverses et anciennes éditions

    • Wolfe est mort récemment. Le concernant, c’est tout l’un ou tout l’autre, on apprécie ou on rejette. Ce qui explique peut-être les réticences éditoriales de réédition. Les maitres-mots: écriture fine et riche, intrigues complexes en un maelstrom SF et Fantasy mêlées. Certains détails mineurs ne se dénouent que longtemps après. Il ne faut rien jeter quand tout s’ancre tôt ou tard. C’est en cela que la lecture est difficile. Se souvenir de tout sinon c’est la noyade.
      Perso j’ai été addict avant que des problèmes de mémoire ne m’affectent.

    • Citation: « PS, je suis toujours admiratif de tes connaissances concernant les diverses et anciennes éditions »
      >>> Simple privilège de l’age..!

    • Wolfe à pas l’air évident mais bien sûr, ça titille ma curiosité, je vais peut-être me laisser tenter par un titre, pour découvrir.

    • Alors, Wolfe c’est l’homme d’un cycle géant mâchant de la SF et de la Fantasy mélangée (de la Fantasy avec de gros morceaux de SF dedans): « Le Nouveau Soleil de Teur » (4 tomes simili livres de poche +2) en Présence du Futur Denoël, réédités en 2 tomes en Lune(s) d’Encre (Denoël)[Grand format]. C’est le gros morceau de Wolfe, il faut du temps devant soi, pas question d’en lire à petites doses, il faut tout manger d’un coup.
      Sinon, un one shot (pas lu) qui a bonne critique spécialisée: « La cinquième tête de Cerbère »

  4. Ben voila, c’est fait, à ce diptyque il va me falloir m’y coller aussi. J’ai l’impression que tu y as consacré le calme de quelques jours de vacances. .

    • En fait, je l’ai lu juste avant de partir, le blog n’est pas à jour de mes lectures. En vacances, c’est Steinbeck que j’ai choisi.

    • Il m’a semblé avoir lu (quelque part mais où ?) que la narration emprunte divers styles d’écriture. Qu’en est t’il..?

  5. Je flaire le pavé, le bon pavé (jette un oeil à ma bibli qui en est pleine, soupiiiir)
    Je sais que cet auteur est bon, on m’en parle, on me le conseille, tu en remets une couche. Mais, quand, quand vais-je me lancer? Ô désespoir

    :p

    • Un bon pavé d’autant qu’il marche avec son grand frère Olympos de 1009 pages. Mais faut passer par là pour vivre une expérience de lecture différente et de qualité.

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