Au fin fond de la petite Sibérie d’Antti Tuomainen

Au fin fond de la petite Sibérie (2018) d’Antti Tuomainen, traduit par Anne Colin du Terrail…

Le résumé de l’éditeur: Ce qui tombe du ciel n’est pas toujours providentiel…
Le pilote de rallye Tarvainen parcourt les friches enneigées du nord de la Finlande avec trop d’alcool dans le sang et des pensées suicidaires dans la tête, lorsque soudain le ciel explose et quelque chose s’écrase sur le siège passager.
Ce quelque chose se révèle une météorite extrêmement précieuse, en tout cas selon les habitants du village de Hurmevaara.
Le trésor est temporairement exposé au musée de la ville, sous la garde du pasteur Joel, qui en tant qu’ancien militaire n’est pas complètement inexpérimenté au combat. Chose utile, car le crime organisé a déjà eu vent de ce nouveau « bijou » qui vaudrait quelques millions…
Sauf que Joel a bien d’autres problèmes. Sa femme est enceinte, malheureusement pas de lui. Et pendant qu’il se bat contre des criminels professionnels et autres chasseurs de trésors, il se demande surtout ce que le Tout-Puissant a prévu pour son humble serviteur.

Voila un roman qui vous fera voyager Au fin fond de la petite Sibérie, au nord de la Finlande, proche de la frontière russe. Antti Tuomainen nous ballade dans le petit village (tranquille ?) d’Humevaara qui va vivre une petite perturbation avec la chute d’une météorite rare de 4 kg.

À partir de là, Antti Tuomainen tisse une histoire bien sympathique avec ce pasteur qui devient, le temps de livrer le précieux objet céleste, le gardien nocturne. Derrière les façades rouges, derrière les visages amicaux, derrière le vernis paisible des villages de province se cache une réalité moins sympathique.

À la limite du roman noir et du contemporain, Au fin fond de la petite Sibérie a comme trame une enquête. Des actes répréhensible ont été commis. Par qui et pourquoi, tel est le sel de ce roman sans temps mort, fluide, au style plutôt neutre.

J’ai bien aimé le voyage en ces terres glaciale. Le scénario concocté par Antti Tuomainen n’est pas avare en rebondissement et en révélations. C’est digne d’un bon thriller avec un ton plus léger, moins oppressant.

J’aurais juste un petit regret à faire sur Au fin fond de la petite Sibérie (c’est après la lecture que je m’en rends compte), c’est une absence de marquage culturel finlandais. Il y fait froid comme on s’imagine dans ces latitudes mais ce n’est pas le seul pays au monde tel que ça. L’histoire pourrait se passer partout ailleurs.

À part ce détail, j’ai aimé Au fin fond de la petite Sibérie et je relirais un autre Antti Tuomainen (j’en ai offert 2 à mon beau-père), Dernier mètres jusqu’au cimetière  et Sous le soleil éternel de Finlande.


Livrepoche.fr, un livre, une poche…

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