SEVENTEEN DE KENZABURÔ ÔÉ

Seventeen (1961) de Kenzaburô Ôé…

Le résumé de l’éditeur de poche, ici: Un adolescent fête ses dix-sept ans dans l’indifférence de sa famille, en pleine décomposition. Complexé, mal dans sa peau, incompris de ses parents, il est terriblement frustré. Obnubilé par ses pulsions sexuelles, il s’est replié sur lui-même et toise ses camarades d’un regard méprisant. Il constitue une proie idéale pour les militants d’extrême droite qui recrutent des jeunes pour donner la claque lors des meetings du partie de l’Action Impériale…

Inspirée de faits réels, cette nouvelle du grand maître de la littérature japonaise contemporaine (prix Nobel de littérature 1994) nous plonge dans le mal-être du Japon des années soixante.

Voila une nouvelle qui m’a fait passer par pas mal d’émotions, même un peu d’ennuie. Seventeen de Kenzaburô Ôé est inspiré de faits réels et le moins que l’on puisse dire, c’est que lorsque un Prix Nobel de Littérature (1994) s’attèle à relater la société, il en fait quelque chose qui nous dépasse, quelque chose qui devient un symbole, quelque chose qui devient de l’art.

C’est déjà un Japon peu connu que je découvre, celui des années 60 et les tensions politiques qui le secoue. À travers le portrait d’un archétype d’adolescent, Kenzaburô Ôé dresse aussi celui d’une famille et d’une société. Et malgré les 50-60 ans écoulées depuis l’écriture de ce texte, rien n’est plus actuel.

Seventeen, c’est le mal-être de la jeunesse mais aussi les failles psychologique propices à des extrêmes romantiques. Il faut un rien pour basculer. Et là, c’est la politique.

À la fois brut et subtil, Kenzaburô Ôé m’a séduit avec sa plume, avec la façon dont il termine le récit mais la partie « politique » ne m’a pas emballé pendant la lecture. C’est après la dernière page tournée que tout a trouvé sa place. Parfaitement.

Seventeen touche le fondamental et c’est une sacré expérience littéraire qui m’a remué et dont le propos résonne encore, et encore.


Livrepoche.fr, un livre, une poche…

4 comments to “SEVENTEEN DE KENZABURÔ ÔÉ”

N'ayez pas peur de commenter