Plexus d’Henry Miller

Plexus (1952) d’Henry Miller, 2e volet de La Crucifixion en rose, traduit par Élisabeth Guertic…

Le résumé de l’éditeur: Plexus est le deuxième volet de la célèbre autobiographie d’Henry Miller : « La Crucifixion en rose », comprenant également Sexus et Nexus.
Miller y raconte ses années d’enfance dans un quartier pittoresque de New York, ses aventures de jeune homme que torture le démon de l’écriture et qui, afin de le satisfaire, finit par briser une à une les chaînes qui le rivent à la vie quotidienne de ses compatriotes, son combat difficile pour devenir un artiste. Il connaît la misère, les rebuffades, les vexations de toute sorte, l’orgueil solitaire de celui qui croit en son génie et parviendra à le faire triompher. Dans cette lutte, sa nouvelle compagne, Mona, pousse le dévouement au-delà des limites communes.
Les aventures que vit Henry Miller, les personnages qu’il rencontre, innombrables et curieux, les réflexions que lui inspirent les uns et les autres composent un récit d’une liberté, d’un naturel, d’un humour et d’une audace inouïs.

Je m’attelle à la lecture du 2e volet de La crucifixion en rose, Plexus d’Henry Miller. Gros pavé de plus de 600 pages, bien dense, ce n’est pas d’un accès facile. Pourtant, l’auteur donne beaucoup. Il donne tout.

Avec ce 2e tome, Henry Miller revient avant Sexus, d’une certaine façon, la genèse de l’auteur qu’il va devenir mais aussi la construction du personnage, de son oeuvre, narrateur à la 1re personne, Henry Miller himself. Difficile de dissocier l’autobiographique et la création littéraire autour de ce qu’il est.

Dans Plexus, Henry Miller raconte sa 2e femme, Mona dont il peut vanter la confiance qu’elle a mise en lui, à tout faire pour maintenir le couple à flot tandis que lui devait se consacrer à écrire, à son art, ou à nourrir son art par la vie. L’histoire dit qu’elle avait raison mais cela n’a pas été facile et l’auteur nous cache, se cache peut-être aussi, jusqu’ou elle est allée pour quelques dollars.

Plexus, c’est une montagne de rencontres, d’amitiés, de vies, de galères, de réflexion sur la vie te la création. Il y a probablement un peu de fabulation ou Henry Miller reconstruit sa destinée d’écrivain comme si c’était écrit par quelque divinité.

Plexus dévoile également un Henry Miller d’une intelligence hors norme. Érudit, assoiffé de connaissance hétéroclite, cet homme, convaincu de la voix à suivre, ne s’est battu que sur cette base, accumulé du savoir, accumulé de la vie, accumulé des scènes pour avoir assez de matière pour nourrir son oeuvre.

Il a mangé son pain noir et l’a transformé en substrat romanesque. Psychologie incomparable, Henry Miller mérite peut-être qu’on le qualifie de génie. En tous cas, il fait partie de ses gens dont on dirait qu’ils ont eu 1000 vies.


Trilogie La Crucifixion en rose

01. Sexus

02. Plexus

01. Nexus


Livrepoche.fr, un livre, une poche…

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