
Même le froid tremble (2025) de Nicole Mersey Ortega…
Le résumé de l’éditeur: Dans un pays qui n’aime pas les femmes, trois jeunes filles prennent la route pour se rendre à la fête de la Vierge noire, 1 600 kilomètres au nord de la favela où elles ont grandi. Entre Santiago du Chili et le village d’Iquique, elles vont croiser des policiers véreux, les fantômes des victimes de Pinochet, des routiers menaçants, une Dame blanche, des prostituées sorcières, des voyous généreux, un serial killer, des pères en deuil et des mères qui ne pardonneront jamais.
Soyez rassuré sur mes goûts en matière de couvertures de livres, ce n’est pas grâce à cette photo immonde que j’ai choisi de lire Même le froid tremble de Nicolas M. Ortega. Bien que ce soit un roman francophone, c’est son immersion dans le Chili moderne et le style fort pour le raconter qui a titillé ma curiosité.
Et autant le style que le thème ne m’ont pas déçu. Cette fois, pour un premier roman, l’équilibre est tenu entre une histoire et ce que l’auteur veut dire ou dénoncer de la société. Et j’ai été sidéré par ce que j’ai lu des chiliens. La place des femmes est réduite à un corps, sexualisé très tôt, au service du vice des hommes. C’est une violence permanente, normalisée jusqu’à l’écoeurement.
Nicolas M. Ortega nous rend palpable cette oppression quotidienne. Dans Même le froid tremble, on suit 3 amies en quête de meilleur, en route vers la capitale. Leur périple est follement enthousiasmant. Tout le folklore chilien ajoute une vraie couleur à cette lecture que j’ai aimé de bout en bout.
Ce fût un voyage découverte qui m’a surpris comme rarement et à changer l’image que je me faisais du Chili et de ses habitants. Changer en moins bien.
