Longtemps, je me suis couché de bonne heure de Jean-Pierre Gattégno

Longtemps, je me suis couché de bonne heure (2004) de Jean-Pierre Gattégno…

Le résume de l’éditeur: Au terme des nombreux déboires qui ont masqué son existence de raté exemplaire et de délinquant bas de gamme, Sébastien Ponchelet est devenu manutentionnaire dans une prestigieuse maison d’édition parisienne. il y découvre un jour un manuscrit égaré qui commence par la phrase : « Longtemps je me suis couché de bonne heure ».
Ces huit mots vont changer sa vie.

Incipit parmi les plus célèbre, Longtemps, je me suis couché de bonne heure devient entre les mains de Jean-Pierre Gattégno, le prétexte à l’introspection d’un ancien détenu réinséré au sein d’une maison d’édition. L’idée est originale. Le développement nous fait entrer dans une intrigue contemporaine. Je ne suis pas entré dedans et je crois avoir cerner la raison.

C’est simple, je n’ai pas cru la voix de cette narration à la 1er personne. Le personnage du braqueur/taulard, qui se fascine et nous raconte l’art et la littérature, sonne faux tant c’est l’auteur derrière que j’entends. Le narrateur « prétexte » se désincarne et l’intrigue n’aide pas car elle navigue entre inconsistance dramatique et facilité scénaristique.

Pour autant, Longtemps, je me suis couché de bonne heure montre les bases d’un polar avec braqueur esthète et policier invasif. Jean-Pierre Gattégno montre un sens du masquage de faits intéressants. Mais ce n’est pas assez poussé dans ce roman à mon goût. L’auteur ne donne pas vraiment de direction sur ses intentions. Pas un polar mais pas un contemporain non plus. II y a des éléments en trop ou alors il en manque.

C’est donc pour moi un avis en demi-teinte concernant Longtemps, je me suis couché de bonne heure


Livrepoche.fr, un livre, une poche…

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