LE DERNIER TIGRE ROUGE DE JÉRÉMIE GUEZ

Le dernier tigre rouge de Jérémie Guez…

Le résumé de l’éditeur de poche, ici:

un Légionnaire débarque en Indochine en 1946 et enquête sur un mystérieux tireur d’élite passé à l’ennemi, côté vietminh.

Saigon, 1946. L’arrivée des troupes françaises en Indochine s’accélère pour reprendre cette zone capturée par les Japonais durant la Seconde Guerre mondiale. Parmi les premiers partants : la Légion Etrangère, composée d’anciens nazis, de résistants et de mercenaires du monde entier. Encore traumatisé par la mort de sa femme, Charles Bareuil s’engage pour l’« Indo ». Mais cette guerre va rapidement devenir un combat personnel, lorsqu’il décide d’enquêter sur un mystérieux tireur d’élite servant côté Vietminh…

Lauréat du Prix SNCF du polar en 2013 avec Balancé dans les cordes, Jérémie Guez s’est rapidement imposé comme une nouvelle voix du polar français.

Après la lecture de sa trilogie parisienne (Paris la nuit, Balancé dans les cordes et Du vide plein les yeux) je n’avais pas envie d’aller plus avant avec Jérémie Guez. Mais j’ai reçu en cadeau Le dernier tigre rouge et comme je ne suis pas du genre à laisser tomber un livre, je me suis attelé à cette lecture avec la curiosité de voir ce qu’un auteur de polar ferait d’un sujet historique.

Ce qui me fait me détourner de Jérémie Guez, c’est que malgré son indéniable précocité, il est resté confiné dans son genre du polar, sans aller chercher plus de créativité, plus d’originalité! Mais là, avec Le dernier tigre rouge, Jérémie Guez s’attaque au roman historique avec pour sujet la guerre d’Indochine.

Et s’il fait l’effort de dynamiser son récit historique par des éléments de narration purement romanesques afin de l’amener vers le genre qu’il connait bien, le polar, je n’y ai pas trouvé plus d’intérêt que cela, surtout qu’entre « l’histoire d’amour » et « le duel », il y avait comme quelque chose d’artificiel.

En ajoutant la nécessité d’un découpage des actions qui doit cadrer avec la réalité historique, on obtient un récit avec des sauts temporels qui ralentissent énormément le rythme et amoindrissent l’intérêt.

Mis à part ça, le style de Jérémie Guez a évolué vers quelque chose de plus classique, de moins punchie. Il s’empoule un peu dans Le dernier tigre rouge. Je me demande s’il a essayé de s’aligner à son sujet en choisissant une certaine forme de hauteur mais il a perdu, je trouve, de son identité.

Je passerai sur le côté enquête (vendu en 4e de couverture), si elle n’est pas ridicule, est inutile et tirée par les cheveux!


Livrepoche.fr, un livre, une poche…

5 Comments
    • C’est bien résumé Cheyenne! À moins d’être une inconditionnelle de la guerre d’Indochine ou de l’auteur, Jérémie Guez, bien sûr! 😉

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