LE CASSE DU CONTINUUM DE LÉO HENRY

Le casse du continuum de Léo Henry par Livrepoche.fr

Décidément, peut-on faire confiance à une quatrième de couverture dithyrambique ? Forcement non ! Toutes les références qui y sont évoquées sont tirées par les cheveux à un point tel que cela me fait penser au résumé de The returner, un film de Takashi Yamazaki. Vous ne connaissez pas ? Voyez un peu le pitch : Véritable mélange des plus grands blockbusters hollywoodiens, on retrouve dans le film des emprunts évidents à E.T. l’extraterrestre, Matrix, Independence Day, Terminator ou encore Mission : impossible 2.

Le résumé de l’éditeur de poche, iciIls sont sept. Les meilleurs dans leur domaine respectif : maniement d’explosifs, charisme, assassinat, braquage, séduction… Ils n’ont, a priori, rien en commun mais vont devoir mettre de côté leurs rivalités et s’associer pour une mission secrète insolite. En cas de succès, ils pourraient devenir les sauveurs de l’humanité tout entière. En cas d’échec : la mort ou pire encore. L’enjeu? Réussir le casse du continuum. 

Thriller de science-fiction convoquant tour à tour les souvenirs d’Ocean’s Eleven, de Ratinox, d’Inception, de James Bond et de bien d’autres, Le casse du continuum est l’occasion pour Léo Henry de laisser miroiter toutes les facettes de son talent : intelligence scénaristique, style affûté, imagination débordante, humour ravageur…

Et le pire c’est que c’est plus vrai dans le film que dans Le casse du continuum. Ce qui me déplait dans les références, c’est qu’on veut me laisser penser, me suggérer que le roman est du niveau de ces références justement. Et c’est faire preuve de manque de modestie que d’évoquer une oeuvre comme Inception, qui est pour moi l’exemple parfait d’une oeuvre artistique, scénaristique originale et absolue.

Faisant fi de cette 4ème de couverture, Le casse du continuum est un roman assez flou dans son intention et dans son cheminement. Trop court pour planter un univers SF digne de ce nom ou beaucoup trop long.

Pourtant la lecture est aisée et fluide. Je n’irais pas jusqu’à dire que le style est affûté mais il est assez direct. Mais autant le dire tout de suite, je n’ai pas aimé. Je n’ai pas aimé car je l’ai trouvé un peu facile et pas assez abouti ! Peut-être est-ce du à la trop grande galerie de personnages, le manque de pages pour installer les caractères de chacun et les tensions entre chacun. L’univers est à peine décrit et les personnages trop peu charismatique pour être intéressant.

Le casse du continuum de Léo Henry est un roman peut-être trop ambitieux pour l’auteur car il me semble qu’il manque beaucoup d’éléments pour maintenir l’intérêt de lecture du début à la fin.

Livrepoche.fr, un livre, une poche…

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