La Sonate à Kreutzer de Léon Tolstoï

Le Bonheur conjugal (1859) de Léon Tolstoï, traduit par Sylvie Luneau…

Une partie du résumé: Le sujet de ce récit tourne autour du mariage de la narratrice, la jeune Macha (17 ans au début du récit) avec Sergueï Mikhaïlitch qui, comme elle, est issu de la petite noblesse de province. Il est de presque vingt ans plus âgé et il est un ami et habitué de la famille. Elle tombe amoureuse de lui et découvre que son sentiment est partagé, mais qu’il craint de se déclarer à cause de la différence d’âge. Il est de caractère plutôt calme et sédentaire, alors que la jeune fille rêve de nouveaux horizons. Les obstacles sont franchis et leur amour va grandissant à l’époque des fiançailles.

Le Bonheur conjugal. Court roman qui aurait pu s’appeler « De l’inconstance d’être une femme », on trouve dans ce texte la chronique d’une adolescente devenant une femme, mariée, et le moins que je puisse dire, c’est que le caractère que Léon Tolstoï donne à son héroïne est un peu caricatural. Mais crédible à tout le moins. Admettons. L’auteur est roi avec ses personnages.

Dans un style très classique, Léon Tolstoï nous raconte les vicissitudes  d’une classe aisée de l’Empire Russe. Sans vraiment d’intrigue, Le Bonheur conjugal est une tranche de vie qui prend plus d’intérêt en regard des 2 autres romans qui composent ce recueil, tout d’abord…

La Sonate à Kreutzer (1889) de Léon Tolstoï, traduit par Sylvie Luneau…

Une partie du résumé: Au début du printemps, lors d’un voyage de plusieurs jours en train, le narrateur est dans un compartiment avec trois personnes depuis le départ du train. Une femme déjà âgée, un ami à elle qui se révèlera être un avocat et un homme sans âge aux cheveux blancs. La femme et l’avocat parlent des relations homme-femme et de l’augmentation du nombre de divorces, l’homme aux cheveux blancs qui était jusque-là taciturne se joint à la conversation et prétend que l’amour n’existe pas, qu’il s’agit tout au plus d’une attirance physique qui ne dure pas. Puis il se présente, il s’appelle Pozdnychev et il a tué sa femme.

La Sonate à Kreutzer. Le Bonheur conjugal est un peu misogyne, La Sonate à Kreutzer dresse le portrait de l’homme russe, de ses vices, des sa turpitude et Léon Tolstoï développe une thèse, autour d’une narration un peu plus romanesque, une thèse assez originale sur la position de la femme dans la société et surtout, par opposition, les devoirs de l’homme envers elle, homme responsable de tous les maux. Thèse discutable, extrémiste en un sens, mais La Sonate à Kreutzer a le mérite de donner un tableau de meurs extrêmement cru de l’Empire Russe. Et cette thèse est complétée par le dernier roman court, à la même thématique…

Le Diable (1911) de Léon Tolstoï, traduit par Boris de Schloezer…

Le résumé de l’éditeur: Elle raconte l’histoire d’Eugène Irténiev, jeune homme célibataire, propriétaire terrien, qui noue avec une paysanne une relation à laquelle, même une fois marié, il ne parvient à mettre fin.

Le Diable qui appuie encore plus sur la faiblesse des hommes quand au sexe, à la tentation irrépressible. Léon Tolstoï nous montre une facette plutôt dévot, très donneur de leçon et moralisateur. J’ignore le contexte de l’écriture de ses romans, j’ignore à peu près tout de Léon Tolstoï mais on peut entrevoir sa psychologie à travers les textes ce recueil.


Livrepoche.fr, un livre, une poche…

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