La reine dans le palais des courants d’air de Stieg Larsson

La reine dans le palais des courants d’air (2007)de Stieg Larsson, Millénium tome 3, traduit par Lena Grumbach et Marc de Gouvenain, Prix Clé de verre 2008 du meilleur roman policier scandinave de l’année…

Le résumé de l’éditeur: Après avoir échappé de peu à la mort, Lisbeth Salander se remet difficilement de ses blessures dans une chambre d’hôpital. Incapable physiquement d’agir, elle a de surcroît été placée en isolement et sous surveillance policière, car elle est encore sous le coup de plusieurs chefs d’accusation. La voilà coincée, donc, mais pas inactive, d’autant qu’un patient soigné dans une chambre voisine a de très sérieux et très anciens comptes à régler avec elle…
De son côté, Mikael Blomkvist se démène pour innocenter et réhabiliter la jeune femme. Ses recherches lèvent le voile sur les plus inavouables activités de certains services secrets, mais les sombres personnages autour desquels se resserre son enquête ne vont pas se laisser menacer sans réagir.

C’est fait ! Enfin ! J’ai lu la trilogie Millenium de Stieg Larsson avec le 3e tome, La reine dans le palais des courants d’air. Et c’est un énorme pavé qui clôt cette enquête hors norme initié par le défunt auteur suédois.

Là où le tome 1, Les hommes qui n’aimaient pas les femmes est une sorte de grande introduction, ce tome 3 forme un diptyque avec le tome 2, le diptyque Lisbeth Salander. Mais quel personnage ! Le charisme et la personnalité qu’elle dégage n’a d’égale, à mes yeux, qu’Hannibal Lecter, le monstre de la série de Thomas Harris. C’est dire.

Grande force de ce roman, elle est mise en scène dans une intrigue monumentale dont le gros du suspense est dans le tome précédent. Dans La reine dans le palais des courants d’air, il s’agit surtout de définir les responsabilités et en cela, Stieg Larsson fait office de donneur de leçons, ou, à minima, un chantre des valeurs morales de probité et de respect. Un peu manichéen peut-être.

D’un autre côté, la trilogie Millenium me fait l’effet du roman ultime que la Suède avait besoin pour digérer les errances politiques. J’imagine que Stieg Larsson a puisé dans le réel, l’assassinat d’Olaf Palme (Tiens, sa femme s’appelait Lisbet !) etc., mais en fait j’ignore cette histoire là. 

Beaucoup de personnages apparaissent dans cette trilogie et l’avantage avec le style très descriptif et très détaillé de Stieg Larsson, c’est qu’on a le temps de ne pas se perdre. C’était pourtant pas gagné d’avance. Chacun à sa place, les gentils et les méchants, ceux avec et ceux contre Lisbeth Salander.

Stieg Larsson n’est pas un spécialiste des chutes et des rebondissements. L’histoire sur ce point là, est assez linéaire. L’auteur n’est pas joueur avec son lecteur mais ce n’est pas grave car l’intérêt du roman et de la trilogie est ailleurs. Une intrigue hors norme. Des personnages charismatiques et intéressants. Un idéalisme politique, etc. 

À vous de voir maintenant.


Série Millénium

01. Les hommes qui n’aimaient pas les femmes

02. La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette

03. La reine dans le palais des courants d’air

04. Ce qui ne me tue pas de David Lagercrantz

05. La fille qui rendait coup pour coup de David Lagercrantz

06. La fille qui devait mourir de David Lagercrantz


Livrepoche.fr, un livre, une poche…

16 comments to “La reine dans le palais des courants d’air de Stieg Larsson”
  1. cette trilogie fut une excellente surprise. Mais comme toi, je n’ai pas envie d’aller au delà. Le 3 avait une fin et et c’est bon. J’ai peur d’être déçu si je lis « la suite »

    • On doit être beaucoup de lecteurs à être dans notre cas. Puis il y a d’autre auteurs de polars suédois à lire. Je suis en train de lire Erik Axl Sund et c’est très bon. Je conseille.

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