LA MÉNAGERIE DE PAPIER DE KEN LIU

La ménagerie de papier (2015) de Ken Liu…

Le résumé de l’éditeur de poche, FolioSerait-il possible de décrypter les algorithmes de l’amour? Peut-être les tentaculaires compagnies de l’Internet y parviendront-elles un jour? Elles sauraient, alors, dire si deux personnes sont vraiment faites pour être ensemble. Et si l’immortalité nous était offerte, quelle trajectoire serions-nous amenés à suivre? Sans doute la route vers les étoiles s’ouvrirait-elle à nous? D’immenses vaisseaux se dirigeraient vers 61 Virginis pour y trouver… quoi? Mais les plus beaux des voyages sont peut-être ceux que l’on fait grâce à la mémoire, à l’aide de jouets nés des mains et de l’amour d’une mère : une merveilleuse ménagerie de papier. 

Ce recueil de dix-neuf nouvelles, récompensé par le Grand Prix de l’Imaginaire en 2016, révèle le talent d’un auteur avec lequel il faudra compter à l’avenir. Abordant indifféremment la science-fiction ou la fantasy, Ken Liu a réussi un triplé historique pour le texte qui donne son titre au recueil : prix Hugo, prix Nebula et World Fantasy Award.

Recueil de nouvelles classé SF chez Folio, La ménagerie de papier de Ken Liu nous entraine dans un univers hétéroclite et unique. Cet auteur développe dans ces 19 nouvelles une réflexion poussée sur notre humanité et ce qui la constitue.

Loin d’une SF purement aventureuse, Ken Liu nous donne à réfléchir sur ce qui constitue nos opinions, notre réflexion, nos choix. Souvent, la part de SF est là pour extrapoler les situations et mettre en scène les possibles et les probables.

La ménagerie de papier explore différents moments des points de bascule entre le maintenant (réel) et le futur, entre le très prochainement et le très lointainement.

Dans un style plutôt technique, Ken Liu installe son univers mais son propos reste majoritairement tourner vers l’humain, vers ce qui caractérise notre humanité. Personnellement, je ne me suis presque jamais senti largué dans ses nouvelles sauf sur certaine dans lequel l’auteur faisait montre d’un extrapolation hautement créative mais quelque peu trop poussé à mon goût.

Mais d’autres nouvelles sont plutôt accès vers le conte, un fantastique poétique bienvenu pour alléger l’autre versant Hard SF de ce recueil. J’ai bien aimé La ménagerie de papier cela m’a permis de découvrir Ken Liu dont l’univers mérite d’être connu.


Livrepoche.fr, un livre, une poche…

5 Comments
  1. J’ai hésité à choisir ce recueil de nouvelles dans la sélection Club folio sf, parce que j’ai envie de découvrir l’auteur oui mais je crois avec un roman… Et aussi, parce que d’autres ont encore mieux retenu mon attention ^^

    Mais j’y viendrai sûr et certain! Et d’autant plus que ton avis qui pointe l’humanité de Ken Liu me plaît.

    • Je suis plutôt comme toi généralement! Je ne sais pourquoi mais j’ai une large et incompréhensible préférence pour les romans! Même si parfois, on se demande pourquoi l’auteur n’a pas fait une nouvelle tant il n’y a pas grand chose. Je regrette l’époque ou les auteurs ne se sentaient pas obliger de faire du 400 pages comme si c’était un standard. #Simenon #Verne #Christie C’est comme au cinéma, il y a des filmes qui devraient être des courts métrages. Je me suis emballé là, non?
      Pour revenir à Ken Liu, je me demande ce que ça donne en roman. Tu me diras.

    • Je suis entièrement d’accord avec toi Nicolas et je trouve cela très reposant au final de lire des romans courts. Ils n’en sont pas moins denses en plus. Peut-être est-ce aussi les maisons d’édition qui imposent un certain nombre de pages? Je n’en sais rien.
      Pour les films, c’est encore autre chose. Dans l’absolu tout pourrait être réduit mais le court peut aussi nuire à l’immersion donc à utiliser à bon escient 🙂

      (non tu ne t’es pas emballé, et même si, ça n’est pas dérangeant, au contraire :p )

    • Je pense que ça arrange tout le monde ou presque! Les maisons d’éditions vendent des livres plus gros, donc plus cher ; les lecteurs en ont plus (société de consommation) ; les auteurs car cela permet de diluer un manque de talent (le plus grand talent pour moi étant la concision). J’admire tellement ces auteurs qui arrivent à dire sans dire Simenon en tête qui nous livre en 200 pages des vies entières dans lequel il ne manque rien, il y a juste ce qu’il faut!

    • Ben autant je peux savourer un « pavé » lorsque l’écriture est plaisante, lorsque l’histoire est hyper prenante, les personnages sont attachants, autant ça peut être indigeste lorsque aucune de ces 3 qualités n’est au rendez vous. Et j’appartiens aux lecteurs qui aiment aussi énormément les récits concis! Je ne suis pas dans un consumérisme exacerbé 🙂

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