
La Cité en flammes (2022) de Don Winslow, traduit par Jean Esch, T.1 de la série Danny Ryan…
Le résumé de l’éditeur: État du Rhode Island, 1986. Danny Ryan, vingt-neuf ans, est docker. Intelligent, loyal et réservé, il n’a jamais vraiment trouvé sa place au sein du clan des Irlandais, qui règne sur une partie de la ville. Son rêve : fuir loin de cet endroit où il n’a pas d’avenir.
Mais lorsque Paulie Moretti, mafieux d’une famille italienne jusque-là amie, s’affiche avec sa nouvelle conquête, Hélène de Troie des temps modernes, Danny est mêlé malgré lui à une guerre sans merci à laquelle il ne peut échapper.
Il lui faudra s’imposer enfin et affronter un déchaînement de violence sans précédent pour protéger sa famille, ses amis et la seule patrie qu’il ait jamais connue.
1er tome de la série Danny Ryan, je découvre cet auteur, que je souhaitais lire depuis un bon moment, avec La Cité en flammes. Je ne sais pas pourquoi, j’avais l’impression que Don Winslow était un auteur de polars de type politico-espionnage mais ce roman se passe en milieu mafieux, en plein coeur d’une guerre de territoires autant qu’une guerre de pouvoirs et ce, dans une ville moyenne.
La situation de départ est tellement explosive qu’on sent que tous les personnages ne peuvent pas s’en sortir indemne. Le personnage que l’on suit, un irlandais attachant est torturé entre plusieurs loyauté, son amour et le bon sens. Il navigue dans La Cité en flammes avec cette humanité qui manque aux autres.
Don Winslow illustre de manière tragique l’expression Oeil pour oeil, dent pour dent appliquée à l’honneur des mafieux. Ce roman nerveux devient vite irrespirable tant la tension monte crescendo sans aucun espoir de retour au calme. On rit, on pleure avec Danny Ryan qui se démène dans les contradictions.
Le roman est touchant comme une tragédie grecque. Ses familles dont les enfants jouaient ensemble, obligés de se flinguer pour l’honneur. C’est beau, pour un roman. C’est tragiquement beau.
J’ai beaucoup aimé.

Je ne sais pas pourquoi, le résumé me fait penser à Peaky Blinders. Est ce que l’atmosphère y fait penser?
Alors pas du tout ! Peaky blinders est historique, début du siècle dernier là où La Cité en flammes fait plus penser à du polar us des années 70, des films de Scorcese.