GAMIANI OU DEUX NUITS D’EXCÈS D’ALFRED DE MUSSET

Gamiani ou Deux Nuits d’excès (1833) d’Alfred de Musset…

Le résumé de l’éditeur, iciGamiani, le seul érotique romantique, marque d′une empreinte profonde tous ses lecteurs. C′est l′ouvrage clandestin qui a été le plus souvent réédité depuis le siècle dernier. Malheureusement, de réédition en réédition, le vrai texte disparaissait de plus en plus derrière des versions  » corrigées « , dues à des lecteurs inattentifs ou prétentieux, qui jugeaient bon de donner leur version,  » puisque le texte n′était pas de Musset « . Aujourd′hui, grâce au Professeur Simon Jeune (éditeur du Musset de La Pléiade), nous savons sans pouvoir en douter que le texte est bien de Musset, et nous disposons d′une version authentique, enrichie de quelques notes explicatives. C′est celle-ci que nous vous présentons, suivi de l′étude de Simon Jeune qui en restitue la paternité à son auteur. Voici donc, pour la première fois depuis sa publication (à tirage très limité), le vrai texte d′Alfred de Musset.

En ce qui me concerne, Gamiani ou Deux Nuits d’excès n’est pas le genre de lecture vers lequel je me tourne habituellement. Alfred de Musset, n’est pas un auteur que je connais pour l’avoir lu! Le bandeau au bas de la couverture indique « lectures amoureuses » qui suggère un récit romantique mais autant vous dire que c’est un doux euphémisme.

Roman dialogué assez court, Gamiani ou Deux Nuits d’excès se classerai plutôt en littérature érotique mais plus justement en littérature pornographique. Ni prude, ni fleur bleue, il n’est pas facile de me choquer mais dans ce récit Alfred de Musset fait de son mieux pour y parvenir. Il va très loin dans la description de pratiques sexuelles perverses.

Mais ce qui m’a plu, au-delà de la description des actes, c’est le talent d’Alfred de Musset de parvenir, en peu de mots, à établir une situation, à établir un caractère et ce malgré les grands nombres de scènes des plus trashs.

Il est intéressant de lire ce qu’un homme, Alfred de Musset, prête comme pensées, comme désirs, comme fantasmes aux femmes de son époque. Forcement un peu caricatural, c’est aussi car Gamiani ou Deux Nuits d’excès semble être comme un amusement, un pied de nez. Peut-être est-ce également une attaque sociale mais ma méconnaissance du contexte historique ne me permet pas de le dire.

Ce que je remarque, c’est surtout une sorte de stagnation des moeurs sociales. J’y retrouve les même tensions entre hommes et femmes ainsi que les même pressions sociétales sur le sujet du sexe. Rien ne bouge en ce domaine.

Gamiani ou Deux Nuits d’excès est aussi le genre de texte à faire passer 50 nuances de Grey comme un conte pour enfant. Avis aux amateurs et aux amatrices!


Livrepoche.fr, un livre, une poche…

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