Ça volume 1 de Stephen King

Ça volume 1 (1986) de Stephen King, traduit par William Desmond…

Le résumé de l’éditeur: Enfants, dans leur petite ville de Derry, Ben, Eddie, Richie et la petite bande du « Club des ratés », comme ils se désignaient, ont été confrontés à l’horreur absolue : ça, cette chose épouvantable, tapie dans les égouts et capable de déchiqueter vif un garçonnet de six ans…
Vingt-sept ans plus tard, l’appel de l’un d’entre eux les réunit sur les lieux de leur enfance. Car l’horreur, de nouveau, se déchaîne, comme si elle devait de façon cyclique et régulière frapper la petite cité.

Si je chronique le premier volume de Ça, c’est qu’il y a matière. Stephen King n’est pas avare de mots. 800 pages qui nous immergent dans un univers terrifiant mais pas tant que ça, en un sens, car Stephen King le dit lui-même dans le roman, ce qui est vécu durant l’enfance à ceci de grandiose qu’on peut voir les pires horreurs dans l’après-midi et manger tranquillement à la maison le soir même.

Je me suis régalé avec cette première partie de Ça et je crois que c’est du au fait que je ne cherche pas l’épouvante chez Stephen King mais le généraliste. Je suis certain qu’à sa mort, il deviendra un des plus grands auteurs de sa génération. Un auteur classique.

Il fait fort avec cette première partie. Roman chorale où il présente tous les personnages, leur donne une force, une incarnation admirable tout en implantant une intrigue torturée, cauchemardesque est un bon qualificatif. Mais ce sont les passages sur l’enfance qui m’ont littéralement transporté.

La nostalgie prend une grande place vers la fin et je n’ai jamais lu une aussi grande évocation de l’enfance avec ses émotions extrêmes, ses instants de grâce. Je pense à la scène ou Bill lance difficilement son vélo trop grand pour lui puis qu’il est grisé par la vitesse et l’euphorie qui le gagne m’a donné des frissons. Des moments comme celui-là, il y en a plein et c’est ce qui fait la richesse des romans de Stephen King, pas la mise en scène d’un clown tueur ou autre monstres terribles. Stephen King touche juste et chaque adulte que nous sommes a du entendre rire et crier l’enfant qui est en lui.

J’en dis pas plus, j’en garde pour le second volume de Ça où je parlerai probablement de l’histoire en elle-même, de l’incarnation de la ville ainsi que de la structure.


Chronique de Ça volume 2


Livrepoche.fr, un livre, une poche…

9 comments to “Ça volume 1 de Stephen King”
  1. Moi j’ai les romans en 3 parties, en format poche.. pas encore lus. J’avais vu le film il y a très longtemps 🙂
    King a tjs tendance à mettre des enfants dans ses romans.. jsais pas pourquoi! mais c’est ça qui donne des angoisses finalement.. qd on touche à l’enfance, ça rajoute un côté dramatique je trouve.
    Belle chronique, qui va me décider à lire cette trilogie 😉

    • J’ai eu du mal à m’y lancer, pas trop motivé pour lire le premier tome de 800 pages. Avec 3 volumes, c’est plus facile de débuter. C’est vrai qu’il y a souvent des enfants et on peut voir revenir les même maux et blessures ainsi que les divers abus qu’ils subissent. Pour le coup, Ça est le roman sur l’enfance. Et pour les angoisses, Stephen King trouve l’équilibre car il y a vraiment l’horreur mais, comme le font les enfants dans la vie, ils passent à des futilités quotidiennes juste après.

    • On ne quitte pas vraiment l’enfance tu verras. Même adulte, le récit se passe avec leur souvenir. Ce que nous ressentons sur la justesse est indéniable et je me suis dit que l’effet sur un américain devait être encore plus fort, avec les même références.

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