Station Eleven d’Emily St. John Mandel

Station Eleven (2014) d’Emily St. John Mandel, traduit par Gerard De Cherge, Prix Arthur-C.-Clarke 2015 pour, Prix des libraires du Québec du meilleur roman hors Québec 2017…

Le résumé de l’éditeur: Un soir d’hiver à l’Elgin Theatre de Toronto, le célèbre acteur Arthur Leander s’écroule sur scène, en pleine représentation du Roi Lear. Plus rien ne sera jamais comme avant. Dans un monde où la civilisation s’est effondrée, une troupe itinérante d’acteurs et de musiciens parcourt la région du lac Michigan et tente de préserver l’espoir en jouant du Shakespeare et du
Beethoven. Ceux qui ont connu l’ancien monde l’évoquent avec nostalgie, alors que la nouvelle
génération peine à se le représenter. De l’humanité ne subsistent plus que l’art et le souvenir. Peut-être l’essentiel.Entre l’avant et le présent, Station Eleven entrelace sur des décennies la destinée de personnages inoubliables. Élégie sur la condition humaine, ce livre à la construction vertigineuse envoûte le lecteur par sa puissance romanesque et émotionnelle.

Ayant découvert Emily St. John Mandel avec sa dernière sortie française, j’ai rapidement voulu en connaitre plus sur cette autrice au style ambigu pourtant clairement science-fiction. Alors, c’est avec Station Eleven, souvent nominé, finaliste et gagnant du prestigieux Prix Arthur C. Clarke.

Et avec ce roman, j’ai reconnu les empreintes de son style cette fois sur les terres du roman post A. C’est d’abord une structure non linéaire qui caractérise Emily St. John Mandel. Les 2 romans que j’ai lu d’elle avaient des lignes de temps sur des dizaines d’années et sans nous égarer, elle parvient à nous balader de l’une à l’autre, sans perdre le lecteur parfois distrait que je suis, et en nourrissant son intrigue et ses thématiques.

La deuxième chose reconnaissable à son style est cette impression de lire un roman contemporain. Le fond est de la Sf, le coeur est contemporain. Dans Station Eleven, les personnages se racontent mais pas tant dans le monde d’après, comment il s’adapte ou non, mais Emily St. John Mandel nous montre ce qu’ils sont à l’instant T, sans que le fond deviennent le sujet.

J’aime bien Station Eleven même si on peut trouver le rythme plus lent que les productions du genre. De plus, l’intérêt romanesque est suspendu à une fin qui retombe un peu à plat. Station Eleven est cependant une Sf de bonne facture.




Livrepoche.fr Un livre dans une poche. CQFD
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