Voyage avec Charley de John Steinbeck

Voyage avec Charley (1962) de John Steinbeck, traduit par Monique Thies, Prix Nobel de Littérature 1962…

Le résumé de l’éditeur: En 1960, deux ans avant de recevoir le prix Nobel de littérature, John Steinbeck entreprend, au volant de son mobil home, un voyage de onze semaines à travers l’Amérique, avec pour seul compagnon son chien Charley.
De la Pennsylvanie aux forêts du Maine, du Montana à la côte pacifique, le regard qu’il porte sur son pays est désenchanté, et c’est son désarroi, face à la montée de l’indifférence et au racisme endémique, qui s’exprime dans ces pages. Un récit de voyage qui sonne comme une cérémonie des adieux.

Comme beaucoup et avec seulement 4 livres lus (À l’est d’Eden, Des souris et des hommes, La Perle et Rue de la Sardine) je suis sous le charme de la littérature de John Steinbeck. Voyage avec Charley, c’est différend car c’est un récit, un récit dans lequel il nous raconte son périple à la rencontre de son pays, un pays qu’il s’avoue ne plus connaitre.

Déjà connu et reconnu, l’auteur n’hésite pourtant pas à se mettre en danger pour se remettre en adéquation avec ses contemporains. Il aménage un camion et part seul, si ce n’est avec son chien, Charley, un caniche français. Si vous aimez la prose de John Steinbeck, il y a de grandes chances que vous aimez l’homme.

Dans Voyage avec Charley, je découvre un homme extraordinaire. Et je pèse mes mots. Avant tout, c’est l’humilité et l’humanité de John Steinbeck que je remarque. Il ne se place jamais comme détenteur du savoir, de la connaissance ou de la vérité et il laisse la place à la possibilité que ce soit l’autre, aussi bouseux soit-il, qui soit dans le vrai.

De plus, il était incroyablement en avance sur son temps en ce qui concerne l’écologie, la société, etc. Dans ce récit, il met en avant ses états d’âmes concernant les dérives de son pays qui, en 1960, ne devaient pas être aussi claire que maintenant. Sa capacité d’anticipation m’a bluffé mais n’allez pas croire que Voyage avec Charley est sérieux car j’ai aussi beaucoup raves le regard que pose John Steinbeck sur son monde. C’est fin, subtil et respectueux. Génial quoi.


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