Made for love d’Alissa Nutting

Made for love (2017) d’Alissa Nutting, traduit par Catherine Richard-Mas, sorti le 05.01.21…

Le résumé de l’éditeur: En quittant son mari Byron, célèbre PDG d’un empire technologique, pour aller s’installer dans la résidence senior de son père, Hazel s’attendait – légitimement – au pire. Que Byron la traque, la force à regagner le foyer conjugal, voire cherche à la tuer. Et que son père soit, eh bien, égal à lui-même. Elle n’avait cependant pas envisagé que le premier ait pu implanter un dispositif de surveillance dans son cerveau, ni que le second ait choisi de partager ses vieux jours avec une poupée sexuelle.
Décidément, la vie est pleine de (mauvaises) surprises.

Le résumé alléchant m’a fait me diriger vers ce roman, Made for love et vers cette autrice, Alissa Nutting que je ne connaissais pas. Et je ne m’explique pas pourquoi j’ai mis si longtemps à le lire.

Une fois que je m’y suis mis plus régulièrement, je l’ai terminé en quelques jours, sans déplaisir aucun. La critique sociale, teintée d’humour, est une légère anticipation sur les possibles dérives d’une entreprise type G.A.F.A. Voyez-vous même le ton de Made for love, le méchant mari de l’héroïne dirigé une société qui s’appelle Gogol.

Alissa Nutting nous raconte une fuite, une rupture, une prise de conscience par l’héroïne mais dès lors que son époux est un fou/génial très puissant, la séparation ne se passe pas comme prévue. Privée de ressource, elle doit retourner vivre chez son père et ses colocataires.

Made for love se partage entre des scènes totalement loufoques que je ne dévoile pas pour ne rien gâcher de la surprise et un fond technologique plus inquiétant. Rassurez-vous le style est à la légèreté et cette intrigue se lit comme une sorte de farce. Pas désagréable mais pas mémorable non plus. Un bon moment donc.

Alissa Nutting montre un peu de folie dans ses choix #dauphin et j’aime que les auteurs ne se pose pas de limites. À mon avis, Made for love manque équilibre, d’une structure plus stable. La 1re partie est un peu longue. Il manque un je-ne-sais-quoi pour en faire un plus grand roman mais toute la littérature n’est pas voué à devenir grandiose n’est-ce pas?


Livrepoche.fr, un livre, une poche…

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