Les Paupières de Yôko Ogawa

Les Paupières (2001) de Yôko Ogawa, traduit par Rose-Marie Makino-Fayolle…

Le résumé de l’éditeur: Une petite fille touchée par l’élégance d’un vieil homme le suit dans son île et devient son alliée face à l’hostilité du monde environnant. Dans la maison vit aussi un hamster, au regard dépourvu de paupières. Une Japonaise prend l’avion pour l’Europe. A ses côtés s’installe un homme qui lui parle puis s’endort. Sa voisine, incapable d’un tel abandon, l’interroge. Dans l’obscurité du vol de nuit, l’inconnu lui révèle alors l’existence des “histoires à sommeil”.
Une jeune femme part en voyage pour tenter de fuir ses insomnies. En s’éloignant de son pays, de son amant et de ses habitudes, elle espère trouver suffisamment d’étrangeté pour, le soir venu, s’endormir tranquillement.
Dormir, s’endormir, s’éloigner du monde pour retrouver le chemin de l’inconscient, tel est le propos de ce recueil de nouvelles à lire comme une très belle introduction à l’oeuvre de Yoko Ogawa, aujourd’hui mondialement reconnue.

J’avoue que j’ai attrapé Les paupières dans ma PAL, parmi les romans de Yôko Ogawa, c’était sans savoir que c’était un recueil de nouvelles. Et mon avis, à la fin de la lecture, ne va pas me réconcilier avec mes réticences naturelles envers ce format, surtout lorsque les différentes histoires n’ont pas de fil conducteur, aussi ténu soit-il.

Stylistiquement, c’est très fin, élégant, l’idée même que l’on se fait de la littérature asiatique. Un rien de bizarrerie fantastique, beaucoup d’humanité et d’empathie, les ingrédients sont là. Pourtant, l’ennui a été là aussi. Vraiment. Ce format de la nouvelle ne fonctionne que lorsque l’auteur nous réserve une chute surprenante. Sans la chute, on se retrouve avec une chronique de vie, sans intérêt supplémentaire que le contenu. C’est le cas avec Les paupières.

Heureusement que la balade dans ce Japon original est suffisamment plaisant pour maintenir un minimum d’attention pour le lecteur que je suis.

Je vais oublier cette déception tant j’apprécie particulièrement l’univers de Yôko Ogawa. En plus, j’ai pas mal d’autres titres en PAL et je ne vais pas m’en débarrasser. De plus, je ne crois pas qu’il y a d’autres recueils. J’y serais attentif.


Livrepoche.fr, un livre, une poche…

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