Les femmes savantes de Molière

Les femmes savantes (1672) de Molière…

Le résumé de l’éditeur: Deux soeurs, Armande, l’aînée, qui est une précieuse, et la cadette plus simple, Henriette, se disputent le même homme, Clitandre. Henriette est soutenue par son oncle Ariste et son père Chrysale, Armande par sa mère Philaminte et sa tante Bélise.

Dans le cadre de Lectures Classiques organisé par mon club de lecture durant lequel nous nous réunissons à peu près une fois par mois autour d’un classique préalablement sélectionné et pour ce mois de décembre, Les femmes savantes de Molière sont à l’honneur. Ça tombe bien, ça fait pas mal de temps, depuis mes années collège, que je n’ai lu un Molière.

Pas fan de pièce de théâtre à la lecture, je ne m’attends pas à sauter au plafond en lisant ce texte. Et d’entrée, ça se confirme. L’absence de fluidité des dialogues d’une pièce de théâtre heurte ma lecture. Pour moi, le théâtre, ça se joue, se regarde. S’ajoute les alexandrins de Molière, qui dans une langue magnifique, c’est vrai, ajoute des tournures peu naturelles afin de favoriser la rime, m’oblige à reprendre, souvent, les phrases. En gros, ça part mal. De plus, le thème me semble tellement daté que j’ai du mal à en extirper de l’intérêt.

Puis, au fur et à mesure, en m’habituant aux phrases de Molière, s’installe un peu de continuité où j’ai pu apprécié, à la fois le rythme et la structure. C’est maitrisé, indéniablement. Et surtout, c’est la langue qui est un régal à l’oreille. On en fait plus des textes comme ça.

Les femmes savantes semble trouver son dénouement rapidement quand on le lit, cela doit en être autrement sur scène.

Pour le fond, Molière ne tranche pas, ou plutôt, il tranche tout le monde (sauf le Roi). Le conservatisme d’un côté, l’émancipation de l’autre, personne ne sort du lot du ridicule. Si un de ses quatre je retourne vers Molière, ce sera en priorité pour la beauté de la plume de l’auteur.

Quel est votre Molière préféré?


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