Le Pendule de Foucault d'Umberto Eco

Le Pendule de Foucault (1988) d’Umberto Eco, traduit par Jean-Noël Schifano…

Le résumé de l’éditeur: Après l’immense succès du Nom de la rose, voici le second grand roman d’un géant incontesté de la littérature mondiale.
À Paris, au Conservatoire des Arts et Métiers où oscille le pendule de Foucault, Casaubon, le narrateur, attend le rendez-vous qui lui révélera pourquoi son ami Belbo se croit en danger de mort.
À Milan, trois amis passionnés d’ésotérisme et d’occultisme ont imaginé par jeu un gigantesque complot, ourdi au cours des siècles, pour la domination mondiale. Et voici qu’apparaissent en chair et en os les chevaliers de la vengeance…
Telles sont les données initiales de ce fabuleux thriller planétaire, incroyablement érudit et follement romanesque, regorgeant de passions et d’énigmes, qui est aussi une fascinante traversée de l’Histoire et de la culture occidentales, des parchemins aux computers, de Descartes aux nazis, de la kabbale à la science. Un de ces romans que l’on n’oublie plus jamais. Et assurément un classique.

Ce 2e roman d’Umberto Eco ne fait pas l’unanimité, c’est certain. Et c’est tout à fait compréhensible. Le Pendule de Foucault doit être considérer, à mon sens, comme une oeuvre d’artiste qui ne transige pas pour plaire à un maximum de lecteurs. En un sens, l’auteur fait confiance à son lectorat et le grandit avec un roman d’une érudition sans égale.

Je n’ai jamais autant cherché dans mon dictionnaire. Et je ne parle que des mots courants car j’ai rapidement abandonné l’idée de clarifier les faits historique dont parle les personnages d’Umberto Eco. Dans Le Pendule de Foucault, il explore avec maestria les sociétés secrètes à travers l’histoire, leurs relations et leurs ambitions. Avec une intrigue originale qui prend le contrepied de la production qui use d’ésotérisme, Umberto Eco nous entraine dans une enquête très approfondie, plutôt intellectuelle, afin de découvrir le Plan.

Entre faits historiques et hypothèses, les protagonistes évoluent dans le monde des sciences occultes et son cortège de fanatiques. Ce roman est intellectuellement d’une précision hors norme. On peut regretter le déséquilibre entre la thèse développée et l’intrigue, le romanesque qui se condense en début et fin de roman.

En lisant Le Pendule de Foucault, j’ai eu l’impression d’assister, sans le mériter, à un diner de chercheurs, d’érudits, en pleine liberté, théorisant sur l’histoire. Je n’ai pas cherché à comprendre, emporté par toute cette science, mis en confiance par Umberto Eco.


Livrepoche.fr, un livre, une poche…

17 comments to “Le Pendule de Foucault d'Umberto Eco”
    • Pas facile de sélectionner une nouvelle lecture. Il m’arrive de passer au moins une heure devant ma PAL > 200 livres pour élire l’heureux gagnant.

    • J’ai (mais n’ai pas lu) « Le pendule ». Par contre « Le nom de la rose » (version intégrale) me fut ma plus grande fierté de lecteur en me réconciliant, dans la foulée enthousiaste du visionnage du film à l’époque de sa sortie avec les bouquins « difficiles ». Au-delà du récit policier que tout le monde connait maintenant j’y ai trouvé une histoire très documentée de l’hérésie qui prend des pages et des pages et qui, malgré une prose à mon jugé trapue et dense, ne m’a jamais rebuté. Ainsi, le gros bouquin d’Eco se lit à deux niveaux, le divertissement né d’une enquête et la plongée documentaire dans une multitude d’autres manières de percevoir le catholicisme.

    • Pour le coup, Le Pendule… me semble encore plus érudit que Le nom de la rose et pour l’instant (1/3), la part de l’intrigue est plus petite.

  1. Le nom de la Rose se posait déjà là comme érudition, et c’est vraiment quelque chose qui scotche le lecteur. J’ai lu divers avis sur Le pendule de Foucault, ils ne m’ont pas rebutée, j’attends juste d’avoir la disponibilité mentale pour m’y coller sinon, ma lecture sera vouée à l’échec.
    Merci de ton retour!

    • Personnellement, je n’ai pas eu l’impression d’être dans un état d’esprit particulier sinon d’être curieux de ce qu’on ne connait pas. Là, avec l’histoire et l’ésotérisme, j’étais servi. Mais c’est un bon pavé quand même.

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