Le Festival de la couille de Chuck Palahniuk

Le Festival de la couille et autres histoires vraies (2004) de Chuck Palahniuk, traduit par Bernard Blanc…

Le résumé de l’éditeur: Une partouze géante au fin fond de l’Ouest américain, un combat de moissonneuses-batteuses, une expédition en sous-marin nucléaire, la construction d’un château en béton, un face-à-face improbable avec Marilyn Manson, les promenades d’un escort boy avec un malade en phase terminale : autant d’évocations d’une Amérique déjantée dont Chuck Palahniuk s’est fait le chroniqueur. 
Dans ce recueil d’histoires vraies où se mêlent subversion, tendresse, humour décapant et exhibitionnisme, il démontre combien la réalité peut dépasser l’imagination et dévoile ainsi l’envers du décor de ses romans. Il nous fait découvrir une autre Amérique, dont les héros illuminés ne sont pas si éloignés de nous. On ne ressort pas indemne de ce voyage au bout du bizarre et du tragique.

Voila un recueil de récits, textes, articles, journal intime, portraits digne d’intérêt. Mais ne vous fiez pas à ce titre racoleur (celui du premier texte) car il ne faut pas s’attarder sur Le Festival de la couille mais plutôt sur le sous titre : … et autre histoire vraies. On peut même aller plus loin avec le titre VO, Stranger than fiction. Là, on touche juste et ça résume le travail le travail de Chuck Palahniuk.

Le Festival de la couille réunit 3 thématiques. La première, purement journalistique, relate des faits plutôt extra ordinaires, étranges, de comportements à la marge, installés dans une douce folie, des histoires plus étranges que la fiction. C’est de ça que Chuck Palahniuk se sert comme base pour ses romans. Et c’est pour ça que je l’adore. Car s’il est dans l’extrême, il l’est de manière réaliste, en journaliste. Chuck Palahniuk me fait aimer les déviants, les marginaux. De fait, le quotidien teinté d’amour sirupeux me lasse à un point…

Pour la 2e thématique, c’est la retranscriptions de rencontres, d’interviews, le portrait de personnes connus ou moins connus. Je retiens celui de Juliette Lewis (et on y retrouve le style inimitable de Chuck) ainsi que celui de Maryline Manson.

Ce qui jalonne l’ensemble, sorte de méta thématique, c’est le journal intime de Chuck Palahniuk suite au succès de son premier roman, Fight club et du méga phénomène arrivé à la suite de l’adaptation de David Fincher. On aime toujours fureté dans les coulisses et là, les coulisses valent le coup car l’auteur est tout sauf commun. Le Festival de la couille raconte Chuck Palahniuk et l’Amérique mais ce qui m’a le plus séduit, c’est la lumière qu’il amène sur son style unique, l’importance des « choeurs », ses auteurs favoris, etc.


Livrepoche.fr, un livre, une poche…

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