LA PROMESSE DE L’AUBE DE ROMAIN GARY

La promesse de l’aube (1960) de Romain Gary…

Le résumé de l’éditeur de poche, ici«– Tu seras un héros, tu seras général, Gabriele D’Annunzio, Ambassadeur de France – tous ces voyous ne savent pas qui tu es !
Je crois que jamais un fils n’a haï sa mère autant que moi, à ce moment-là. Mais, alors que j’essayais de lui expliquer dans un murmure rageur qu’elle me compromettait irrémédiablement aux yeux de l’Armée de l’Air, et que je faisais un nouvel effort pour la pousser derrière le taxi, son visage prit une expression désemparée, ses lèvres se mirent à trembler, et j’entendis une fois de plus la formule intolérable, devenue depuis longtemps classique dans nos rapports : – Alors, tu as honte de ta vieille mère?»

Désireux de lire autant que faire ce peut, les livres primés par L’Académie Goncourt, j’ai découvert Romain Gary / Émile Ajar avec La vie devant soi, un roman qui m’a vraiment touché et ou j’ai découvert un auteur à la plume d’une finesse et d’une délicatesse assez rare.

Si j’ai tardé un petit peu, c’est avec un plaisir certain que je commence La promesse de l’aube. Roman autobiographique ou autobiographie romancée, ce texte met en scène Romain Gary lui-même, le fils qu’il a été. Et ce roman est une déclaration d’amour ouverte à sa mère dont il dresse un portrait entier et puissant.

Avec un texte comme La promesse de l’aubeRomain Gary dresse sa propre mythologie. Cela peut sembler un peu mégalo en y repensant mais le style de l’auteur est d’une justesse qui fait oublier ses (possibles) intentions. Et je me suis laissé porter par la vie et l’humour de Romain Gary, par les prémices, les fondations de son destin hors normes.

Quel auteur tout de même! Et quelle mère! La promesse de l’aube, c’est un roman en 3 parties qui retracent les périodes du passage à la vie d’adulte, la Guerre en plus. Le vrai le faux importe peu. Le portrait de Romain Gary et de sa mère, son éducation européenne, sa migration (géographique et culturelle), l’abnégation, les passions, les ambitions sont tout à la fois grandioses et comiques.

Comment ne pas admirer l’auteur qui a mystifié L’Académie Goncourt avec 2 livres récompensés, Les racines du ciel (1956) et La vie devant soi (1975).

Vous l’aurez compris, je recommande la lecture de La promesse de l’aube et plus largement de Romain Gary qui, je le sais, saura ne pas me décevoir!


Livrepoche.fr, un livre, une poche…

22 Comments
    • Premier roman de cette décennie, mais j’en ai écrit 2 précédents, il y a longtemps, non publiés bien sûr! Et ce roman parle de faux semblant!

    • Le premier jet est à la main, avec un porte mine, puis après je le retape à l’ordi (ce que je suis en train de faire actuellement)!

  1. Je l’ai lu il y a deux-trois ans, j’avais adoré le mélange d’humour et d’émotion. Mais ton édition est nettement plus jolie que celle que j’avais empruntée à la bibliothèque, franchement moche!

    • Oui, j’ai lu et adoré Les Cerfs-volants ainsi que (sous le pseudonyme d’Émile Ajar) Gros-Câlin et La Vie devant soi. Par contre j’ai détesté Lady L, mais il faut préciser qu’il s’agissait d’une lecture scolaire obligatoire. Peut-être qu’aujourd’hui, bien des années plus tard, je l’apprécierait un peu plus…

  2. ah la la, relire des livres qu’on a déjà lu ? ou rester sur la première impression ? Devant tous les livres qu’il me reste à découvrir j’hésite parfois, et celui-ci fait partie de ceux que j’aimerais redécouvrir, peut-être avec un autre regard.
    Alors tu fais partie de ceux qui écrivent pour leur carnet, sans publier ? Peut-être de petites miettes à disperser sur ton blog…pour les fans ! 🙂

    • Souvent, les livres que je relis, je ne m’en rappelle absolument pas sauf (Palahniuk, Ellis) Alors, c’est comme une première lecture. Mais c’est vrai que relire un livre qu’on aime, c’est prendre le risque d’en être déçu, Nath.

      Dans l’idée, je crois que ma vraie vocation serait l’écriture! Être publier est un rêve! Mais je ne désespère pas! Peut-être faudrait-il que je mette sur le blog quelques chapitres pour avoir l’avis de lecteurs autre que la famille!

  3. C’est clair qu’on en apprend des choses au détour d’une chronique 🙂
    (je trouve ça excellent, dernièrement, un ancien voisin/ami m’a appris qu’il avait écrit son 1er roman, en cours d’édition ^^ ).
    Je te souhaite de vivre ton rêve d’écriture jusqu’au bout Nicolas.

    Bon sinon au sujet de Gary, je suis très pressée de lire ce roman. D’autant plus que la Bande annonce de son adaptation ciné m’a mis l’eau à la bouche. Je vois en tout cas que tu as succombé à son style. C’est engageant 🙂

N'ayez pas peur de commenter