La fille de Carnegie de Stéphane Michaka

La fille de Carnegie (2008) de Stéphane Michaka…

Le résumé de l’éditeur: Robert Tourneur, lieutenant à la brigade des homicides de Manhattan Nord, cherche tous les prétextes pour ne pas rentrer chez lui. Cette nuit-là, il a une bonne raison de faire des heures supplémentaires : depuis 22h16, la confusion règne au Metropolitan Opera. Un homme est tombé d’une loge en pleine représentation de La flûte enchantée. Sur sa poitrine, trois trous laissés par des balles de 9 mm. Nul ne sait ce qu’il faisait dans cette loge réservée à la riche héritière Sondra Carnegie, l’une des critiques d’opéra les plus en vue du milieu. Sondra semble s’être volatilisée. En revanche, on appréhende un suspect hirsute nommé Lagana. Quand ce dernier arrive devant Tourneur pour être interrogé, le lieutenant le reconnaît aussitôt : c’est un ancien collègue qu’il a mille raisons de détester. Elégant, lyrique, sensuel, brutal, La fille de Carnegie est un roman inclassable.

J’ai reçu La fille de Carnegie en cadeau pour l’achat d’autres romans Rivages (notamment les Dennis Lehane). Je ne connaissais pas l’auteur, Stéphane Michaka et j’ai emporté ce roman pendant les vacances en me disant ce ce ne serait pas très grave si je passais à côté de cette lecture par manque de concentration.

Et La fille de Carnegie commence plutôt bien avec un ton à l’américaine, polar teinté d’humour pas dénué d’intérêt. Pourtant Stéphane Michaka est un auteur français. Le moins qu’on puisse dire est qu’il connait les codes du genre.

Dans un premier temps, j’ai pensé que l’action se trainait un petit peu. Rien de rébarbatif mais comme je me suis fait la réflexion, je préfère être honnête. Mais La fille de Carnegie cache son jeu et peut surprendre avec son scénario parfaitement ficelé par Stéphane Michaka. L’auteur accorde les voix de ses narrateurs, l’humour du flic marginal pour le premier, la tension du détective acculé pour le second et fait une symphonie, non un opéra de faux semblant, de chausse-trappes, de mystères.

J’ai aimé ce presque huis-clos mêlé de flash-backs qui remontent le cours du temps pour nous dévoiler les évènements qui ont mené là où les protagonistes en sont. Une bonne surprise donc pour ce polar inspiré, mené à son terme en un crescendo réussi. Stéphane Michaka a écrit d’autres romans et je me demande bien ce que ça peut donner.


Livrepoche.fr, un livre, une poche…

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