LA CHAMBRE DÉROBÉE DE PAUL AUSTER

La chambre dérobée (1988) de Paul Auster…

Le résumé de l’éditeur de poche, ici: Fanshawe a disparu, laissant derrière lui, à New York, une femme (Sophie), un fils (Ben) et une série de manuscrits dont il veut que le destin soit confié à la discrétion d’un ancien condisciple (le narrateur). Une immense aventure commence sitôt que les pions sont ainsi disposés sur l’échiquier : le narrateur va conduire l’œuvre de Fanshawe au succès, épouser Sophie, adopter Ben, et… Mais il ne faut pas en dire davantage, la part du mystère n’est pas la moindre chez Paul Auster.
Vers la fin de la Chambre dérobée, parlant de Cité de verre, de Revenants et de la Trilogie new-yorkaise qui ainsi s’achève, Paul Auster écrit que les trois récits sont une seule et même histoire considérée à des stades différents de la conscience qu’il a pu en avoir. Et d’ajouter : « Il y a longtemps que je me démène pour dire adieu à quelque chose… » Or il est vrai que la Chambre dérobée est un somptueux roman de la dépossession, où l’amour seul oppose sa résistance à la déchirure.

Dernier de la Trilogie new-yorkaise, La chambre dérobée continue dans l’exploration de la définition de l’identité mais il me semble que celui-ci est plus abordable que les deux autres. Paul Auster amuse encore à brouiller les pistes de la relation auteur/lecteur et ce qui nous expose à travers son histoire est toujours aussi opaque. Cela ressemble plus à une question qu’à une réponse.

Je ne vais pas faire partie de ceux qui ont adoré ce roman. Ce n’est pas tant que j’aime pas me questionner mais j’aime à avoir un semblant de point de vue de la part de l’auteur que je découvre avec la lecture de ses livres. Et Paul Auster me semble rester en retrait, un peu comme s’il abandonnait son lecteur (ou plutôt qu’il abandonnait La chambre dérobée aux mains de son lecteur).

La chambre dérobée est un roman qui se lit bien grâce à une construction linaire. Les personnages sont intéressants. je pense que malheureusement, après quelques mois/semaines/jours, il ne me restera pas grand chose de ce roman sinon le souvenir d’une oeuvre atypique. C’est déjà pas mal vous me direz.

J’aimerais maintenant découvrir un Paul Auster moins dans le questionnement sur l’identité et plus dans le jeu avec le lecteur. Et je suis curieux de voir ce que donne 4321 par exemple ou Mr vertigo et Sunset park qui sont dans ma PAL.


Livrepoche.fr, un livre, une poche…

 

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