L’âge d’eau de Benjamin Flao

L’âge d’eau (2022-20xx) de Benjamin Flao (scénario et dessin)…

Le résumé de l’éditeur: Nous sommes en France, l’eau est montée et il n’y aura pas de décrue. Face à ce nouveau phénomène, beaucoup de populations sont déplacées et survivent comme elles peuvent sur les terres émergées ou apprennent « à flotter ». Les grandes villes, comme les grands pôles industriels, sont, quant à eux, systématiquement entourés de digues et soumis à des normes sanitaires.
Face à l’insalubrité potentielle de ces modes de vie « hors des digues » et au danger qu’ils représentent, les autorités invitent ces populations à venir rejoindre au plus vite les centres d’hébergement d’urgence construits à la chaîne, sous peine de perdre certains de leurs droits citoyens.
Une famille, qui a vu son habitat noyé par la montée des eaux, refuse d’obéir à l’injonction gouvernementale. Ils vivent sur une maison flottante. Jeanne, la mère, préfère cette liberté. Jeanne a deux fils, Hans et Groza, et un chien médium. Groza, un ancien CRS, traumatisé par son passé, ne parle plus que par onomatopées et a développé l’étrange manie de vouloir régler tous les problèmes. Hans vit une séparation douloureuse avec la mère de sa fille Vinee. Ils cherchent un lieu émergé où ils pourront vivre en paix, et sont prêts à lutter contre la nature déchaînée mais aussi contre les hommes, capables des pires bassesses pour survivre à ce monde en mutation.

Première partie

J’ai tendance à être attiré par ce genre de couverture, des dessins qui pourrait être des peintures. Et c’est le cas de L’âge d’eau de Benjamin Flao. Je ne connaissais pas cet auteur et je dois dire que son style, dans cette première partie, est assez surprenant.

C’est pour cette raison que j’ai mis en ligne, plus bas, cette image. On peut y voir, à l’égal de la couverture, une pleine page magnifique (il y en a plusieurs comme celle-ci) qui apporte une pause poétique dans le récit. Il y aussi, dans la case en haut à droite où les paysages et les structures sont teintés de la patine des fins du monde. J’aime ces dessins pleins aux teintes chaudes.

Là où je trouve que le style de Benjamin Flao est étonnant, regardez la case en bas à droite, ce sont les personnages. les traits sont moins sûr, plus brouillons, plus appuyés et parfois, les personnages semblent dissocier tant ils semblent dissocier de l’environnement. Une fois que je m’y suis fait, j’ai beaucoup apprécié ces gueules de L’âge d’eau, des gueules burinées qui collent bien avec le sujet et qui semblent tout droit sorties des polars des années 70.

Pour l’histoire, c’est une BD Post A où l’eau a envahi beaucoup de terre et les gens commencent à s’organiser. Difficile de m’exprimer sur l’ensemble (combien y aura-t-il de partie ?) mais j’ai bien aimé cette première partie de L’âge d’eau, son ambiance et ces personnages. Vivement la suite.


Livrepoche.fr, un livre, une poche…

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