FIRMIN DE SAM SAVAGE

Firmin de Sam Savage par Livrepoche.fr

Firmin, autobiographie d’un grignoteur de livres de Sam Savage…

Firmin, autobiographie d’un grignoteur de livres de Sam Savage avait tout pour plaire, un personnage principal un peu fou (oui oui, c’est un rat), il fait des choses un peu folle comme grignoter des livres (au propre et au figuré), il vit dans une librairie dans un Boston des années 1960 en pleine mutation. Alors pourquoi n’y a-t-il pas eu un tourbillon de folie autour de cette lecture?

Le résumé de l’éditeur de poche, iciBoston, années 1960, dans les caves d’une librairie d’occasion au bord de la faillite. Firmin, rat des villes, nourri (au sens propre comme au sens figuré) de Grande Littérature, se rêve en James Joyce ou au moins en Fred Astaire. Mais ses fantasmes de passion hollywoodienne, d’amitié virile et de gloire littéraire doivent affronter la dure réalité des tractopelles dans un quartier (et une époque) en pleine « réhabilitation ».

La folie s’estompe assez rapidement et laisse place à une sorte de gravité. C’est le sentiment résiduel, en filigranes, qui me reste à la fin de la lecture. Incontestablement nostalgique Firmin dépeint la vie d’un rat vivant dans les fondations d’un librairie qui observe le libraire, les clients, le quartier, ses congénères, tout… Je me suis demandé pourquoi ce roman ne partait pas vers un peu plus de légèreté, d’humour, d’enthousiasme, de fraicheur avec un personnage principal tel que celui-ci ! Je ne dis pas qu’il n’y en a pas mais il y en a peu. Pourquoi m’attendais-je à ça, je l’ignore ! La couverture, la 4e de couverture?

De fait, pour moi, les éléments tournaient à vide car Firmin, le personnage principal, rongeur efflanqué, lettré plus que de raison n’apporte pas plus au récit que son regard naïf et son point de vue ras du sol ou haut perché ! Tourner à vide est un peu fort ! Mais ce que je veux dire, c’est que le même récit avec un autre point de vue, aurait pu avoir autant voir plus de force.

Sam Savage est un auteur de 65 ans lorsque Firmin est publié. Ses références, ses allusions, ses préoccupations, son style trahissent son âge, trahissent l’état d’esprit de l’auteur.

Sans attente sur cette lecture, le roman devient une belle ballade, un peu fantaisiste, bien équilibré, avec un style assez littéraire. Nostalgique comme je le disais plus haut. Aux éditions de poche Babel, il y a de jolies illustrations mettant en scène Firmin.

Firmin de Sam Savage par Livrepoche.fr

Livrepoche.fr, un livre, une poche…

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