Elle qui chevauche les tempêtes de George R.R. Martin et Lisa Tuttle

Elle qui chevauche les tempêtes (1981) de George R.R. Martin et Lisa Tuttle, traduit par Patrick Marcel…

Le résumé de l’éditeur, Folio: Sur une planète océane, où les naufragés venus de la Terre se sont divisés en deux castes, les rampants et les aériens, Mariss est une fille de pêcheur, une rampante, recueillie à la mort de ses parents par Russ, un aérien. Élevée comme telle, elle découvre le bonheur de fendre les cieux, messagère portée par les vents, grâce aux ailes léguées par les mythiques navigateurs stellaires de jadis. Hélas, le fils de Russ, Coll, est sur le point d’atteindre sa majorité. Les ailes deviendront siennes, comme le veut la coutume. 
Commence alors pour la jeune femme un combat acharné pour garder un sens à sa vie, une lutte infinie qui aura des répercussions sur toute la planète. Mariss saura être plus forte que la tradition, plus forte que tous les autres, car c’est elle qui chevauche les tempêtes et nul autre.

J’avoue avoir pas mal d’appréhension concernant une écriture à 2 mains. G.R.R. Martin d’un côté (j’ai lu Le Trône de fer) et Lisa Tuttle (que je ne connais pas) sont des grands noms de la littérature de l’imaginaire. Elle qui chevauche les tempêtes est tout à la fois un roman et un recueil de longues nouvelles cohérentes car prennent la même protagoniste.

Je n’ai pas vu de différences stylistiques notoire entre les différentes parties. Je n’ai même pas considéré Elle qui chevauche les tempêtes comme un recueil tant la cohérence de l’univers fantastique, son originalité et son traitement est un réussite. Détaillé, cohérent, G.R.R. Martin et Lisa Tuttle n’ont rien omis d’autant que les problématiques liées à l’intrigue sont universelles.

Malgré ces points positifs, le style descriptif, linéaire, détaillé et suivant quasiment chaque mouvement, sans rupture, est assez lénifiant. Je me suis un peu ennuyé car il me semblait possible de raccourcir, tout en densifiant ce récit. Chaque parties s’étirent à n’en plus finir alors qu’on identifie rapidement la problématique dramatique de la partie.

Je me pose des questions sur la genèse d’un tel projet, son initiateur, son développement. La 1re partie, Les tempêtes a reçu le Prix Locus du meilleur roman court 1976 sous le nom Les Tempêtes de Port-du-Vent déjà co-écrit par Lisa Tuttle et G.R.R. Martin.


Livrepoche.fr, un livre, une poche…

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