DEUX DE PENNY HANCOCK

Deux (2017) de Penny Hancock…

Le résumé de l’éditeur de poche, Le Livre de Poche: Au Maroc, la vie de Mona est devenue un calvaire. Elle s’occupe de sa fille, Leila, et de sa mère malade. Ali, son mari, a disparu depuis plusieurs mois, peut-être parti en Angleterre pour finir ses études de médecine.
À Londres, Theodora a besoin d’aide. Entre son père qui souffre de la maladie d’Alzheimer, son fils qui passe sa journée devant la télé et sa vie professionnelle mouvementée, elle ne s’en sort plus. L’arrivée de Mona dans son existence va tout changer. Sa maison sera impeccable, sa vie sociale à nouveau trépidante et elle va gagner, avec l’arrivée de la discrète Marocaine, plus qu’une employée de maison, une véritable confidente.
Entre admiration et haine, ce duel silencieux entre deux personnalités complexes et tortueuses est un vrai piège pour le lecteur qui assiste, subjugué, à une exacerbation progressive des tensions jusqu’au magistral coup d’éclat final.

Glaçant.

Biba

Avec Deux de Penny Hancock, je découvre qu’il y a des thrillers sans enquête, sans horreur où la psychologie prend toute la dimension. Je ne dis pas que je ne le savais pas mais je n’en avais pas lu avant. Thriller psychologique, Deux se base sur une situation sociale pour installer une dualité entre les deux femmes, l’une subordonnée à l’autre.

On ne peut pas reprocher à Penny Hancock de ne pas réussir à nous immerger dans une ambiance londonienne saisissante. Dans un style passe partout, j’ai apprécié la peinture humide de ce quartier anglais, l’ambiance feutrée de la maison où se tient ce « presque » huis-clos. Une galerie de personnages fermement incarnée a donné corps à cette histoire de faux semblant.

Mais je reste mitigé sur ce qui pourtant est la justification de Deux, le côté psychologique. Entre le possible, le plausible, le probable ou l’insensé, tout est possible. Je suis mitigé car je ne me suis pas retrouvé dans les cheminements psychologiques que proposaient Penny Hancock. Ils sonnaient un peu artificiels à mon goût.

De plus, je ne vais pas dire que je m’attendais à cette fin, vu que je m’attendais à quelques chose de plus tordu, de plus déstabilisant, de plus surprenant et ce ne fut pas le cas. Cette fin est d’ailleurs en rupture avec le reste du roman qui gâche un peu la longue évolution de Penny Hancock pour nous faire parvenir à l’état émotionnel souhaité. Deux aurait mérité d’être plus dense, plus court avec une fin plus cohérente avec le reste du roman.


Livrepoche.fr, un livre, une poche…

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