Damnés de Chuck Palahniuk

Damnés (2011) de Chuck Palahniuk, traduit par Héloïse Esquié, relecture…

Le résumé de l’éditeur: Madison, 13 ans, est la fille d’une star du cinéma et d’un producteur milliardaire. Élevée dans la religion du fun et de la culture pop, elle passe un Noël ennuyeux seule dans son pensionnat en Suisse, tandis que ses parents se consacrent à leurs projets professionnels et à l’adoption d’orphelins du tiers-monde. Mais un événement inattendu va venir illuminer ses vacances : sa mort subite. Débarquée en enfer, elle y fait la connaissance d’une bande de jeunes marginaux, une jolie fille, un sportif, un geek et un rocker, soit la version Six Feet Under de Breakfast Club. Alors qu’elle se lance dans l’exploration de ce nouvel environnement, qui lui réserve de multiples surprises, Madison se remémore sa courte existence pour essayer de comprendre ce qui a bien pu la mener à la damnation. Pour découvrir, aussi, les raisons de sa mort.
En enfer, vous ne pouvez pas faire un pas sans bousculer quelqu’un de célèbre : Marilyn Monroe, James Dean, Susan Sontag. River Phoenix, Kurt Cobain. John Lennon, Jimi Hendrix, Jim Morrison, Janis Joplin. Un Woodstock permanent.

Un roman de Chuck Palahniuk, c’est une expérience de lecture unique. Parfois, il explore l’Amérique des laissés-pour-compte et parfois, il se lance dans des romans fantastiques où son imagination ne trouve plus de limites. Je pense à Peste, un roman sans équivalent. C’est le cas aussi de Damnés, 1er volet d’un triptyque, réécriture du chef d’oeuvre de Dante Alighieri, réécriture très personnelle, très lointaine mais qui ne manque pas d’attrait.

Chuck Palahniuk explore 2 univers diamétralement opposés, quoique, l’Enfer et le milieu des stars hollywoodiennes. Il me semble que pas mal de lecteurs ont bloqués sur la partie démentielle et infernale de Damnés. C’est vrai que c’est assez barré et que cette fantaisie à un petit côté naïf. Il faut rester ouvert. Cette partie m’avait déstabilisé à ma première lecture. Pas à la 2e.

Car c’est la partie souvenirs, pour lequel j’ai retrouvé le Chuck Palahniuk qui me plaît par dessus tout. Cynique au possible, critique acide de la société, il déboulonne le piédestal des célébrités et à travers elles, les contradictions de tout un chacun. C’est drôle, inventif comme souvent. Subversif. Iconoclaste. Et truculent. Un régal mené par la voix d’une gamine de 13 ans, mal dans sa peau mais très lucide, Madison Spencer.

Damnés est un premier tome très intéressant qui laisse présager une suite tout aussi détonnante. J’ai la suite, Purgatoire, dans la PAL et j’attend impatiemment la sortie du dernier tome. Là, j’ai très peur de l’attendre longtemps. Je ne crois pas que ce soit prévu pour 2020, pas annoncé chez Sonatine en tout cas.


Trilogie Madison Spencer

01. Damnés

02. Le Purgatoire

03. Adjustement Day (non traduit)


Livrepoche.fr, un livre, une poche…

2 comments to “Damnés de Chuck Palahniuk”
  1. Je ne savais pas que Sonatine sortait des livres de poche, je l’apprends par ta chronique. Est ce que Damnés peut se lire tout seul, selon toi , ou bien la fin fait sentir qu’il y a une suite et laisse sur sa faim ?

    • Je ne crois pas que Sonatine fasse du poche, je parle des grands formats. Je pense qu’il peut se lire seul sans que ce soit très frustrant. La 1ere fois que je l’ai lu, je ne savais pas que c’était une trilogie.

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