
Clamser à Tataouine (2025) de Raphaël Quenard…
Le résumé de l’éditeur: C’est le moins qu’on puisse dire. Le narrateur est un jeune marginal qui n’a jamais cherché à s’intégrer. Ce qui ne l’empêche pas de trouver plus commode de rejeter l’entière responsabilité de son ratage sur la société. Et il compte bien, « en joyeux sociopathe », lui faire salement payer l’addition de sa défaite. Son plan ? S’immiscer dans toutes les classes sociales pour dénicher chaque fois une figure représentative de cette société détestée. Et la tuer. En écrivant le roman de ce psychopathe diaboliquement pervers, provocateur et gouailleur, l’auteur entraîne le lecteur dans une épopée macabre mâtinée d’un humour noir très grinçant.
Le sympathique acteur à la diction unique, Raphaël Quenard, devient auteur avec une couverture qui colle bien à son univers, ou l’idée qu’on s’en fait. Avec un titre comme Clamser à Tataouine, on imagine facilement qu’on va rester dans ce genre de l’ambitieux raté régional.
Et effectivement, le narrateur, on pourrait le visualiser avec les traits de Raphaël Quenard, un double anti-héros littéraire, sans limite, qui se cache totalement. Clamser à Tataouine, c’est une histoire bien frontale de tueur en série, humoristique bien sûr et, j’espère, sans prétention formelle. Ce roman est un gros délire à la « C’est arrivé près de chez vous ». On passe un bon moment sans crier au scandale.
Je ne vais pas parler de facilités scénaristique, de linéarité ou de choquants gratuits ni d’un fond à la hauteur. Clamser à Tataouine est un roman potache et fun et c’est déjà pas mal.
Je ne sais pas si je serai tenter par un deuxième roman de Raphaël Quenard, j’aurai trop peur d’une lecture à vide.
Avez-vous tenter Clamser à Tataouine comme beaucoup ?